Carême 2021

« Discerner sa présence et oser la confiance »               

Voilà un thème surprenant pour nous mettre en route vers Pâques.

Tout au long de la « quarantaine » du carême, la parole de Dieu nous fera vivre une expérience de foi et de confiance. Deux mots qui ont la même origine étymologique, la même racine : faire confiance, c’est mettre sa foi en quelqu’un. Avoir confiance, c’est en quelque sorte mettre toute sa personne dans les mains de quelqu’un, tout en conservant, bien sûr, son jugement et sa liberté.

Pendant quarante jours, en marchant avec Jésus, nous pourrons observer à quel point la confiance en Dieu, en sa Parole, peut opérer des changements dans certaines situations que nous vivons. Jamais la pandémie ne nous aura autant fragilisés et en même temps unifiés pour combattre un ennemi commun, la Covid-19. Continuons d’être inventifs pour nous faire proches de nos sœurs et de nos frères qui vivent ici et ailleurs. Les frontières sont trop souvent dans notre tête et c’est la peur de l’autre qui freine nos élans… Laissons le Dieu de l’alliance tendre son arc de lumière entre nos cœurs. Laissons-nous imprégner par l’Évangile et ses belles couleurs ! Bonne « quarantaine » !

PRIÈRE UNIVERSELLE 1ER DIMANCHE DU CARÊME

« Voici que moi, j’établis mon alliance avec vous, avec votre descendance après vous. » Cette Parole s’adresse à nous aujourd’hui. Voilà pourquoi nous pouvons prier Dieu en toute confiance. Après chaque intention, nous répondrons : Dieu de l’Alliance, écoute-nous.

  1. Pour l’Église, signe de ton Alliance Seigneur ; que ce temps du Carême ravive son témoignage d’espérance, nous t’en prions, Seigneur. R. Dieu de l’Alliance, écoute-nous.
  2. Pour ceux et celles qui osent faire confiance à un groupe de soutien pour sortir du cercle de la dépendance. Qu’ils puissent s’appuyer sur ta Parole au désert pour retrouver le chemin de la libération, nous t’en prions, Seigneur. R. Dieu de l’Alliance, écoute-nous.
  3. Pour les jeunes du monde entier, que chacun et chacune trouvent le chemin d’un avenir prometteur, nous t’en prions, Seigneur. R. Dieu de l’Alliance, écoute-nous.
  4. Pour les personnes qui se préoccupent de la survie de notre planète. Qu’elles trouvent parmi nous une oreille attentive, mais surtout l’appui des dirigeants des pays du monde entier, nous t’en prions, Seigneur. R. Dieu de l’Alliance, écoute-nous.
  5. Pour nos communautés chrétiennes qui, depuis mercredi dernier, ont entrepris la marche vers Pâques. Que ce carême nous donne l’occasion de nous rapprocher de Dieu et de redécouvrir l’Évangile dans toute sa fraîcheur, nous t’en prions, Seigneur. R. Dieu de l’Alliance, écoute-nous.

Conclusion :

Seigneur, nous avons besoin de ton amour et de ta force pour nous accompagner sur le chemin du carême. Augmente notre confiance en la Bonne Nouvelle de ton Fils Jésus. Ainsi nous pourrons le suivre jusqu’à la victoire de Pâques, aujourd’hui et pour les siècles des siècles. Amen.

PRIÈRE UNIVERSELLE 2e DIMANCHE DU CARÊME

Il y a le temps de la contemplation et du cœur à cœur avec le Seigneur, mais il y a aussi le temps de révéler aux autres la lumière que nous avons reçue du Christ ressuscité. Après chacune des intentions, nous répondrons : Montre-nous, Seigneur, ton visage d’amour.

  1. Seigneur, regarde le visage des femmes et des hommes qui ont choisi le chemin de la Vie consacrée pour révéler au monde ton amour. Que le don de leur vie et le témoignage rayonnant de leur foi suscitent de nouvelles vocations dans notre Église, nous t’en prions. Montre-nous, Seigneur, ton visage d’amour.
  2. Seigneur, regarde le visage des mal-aimés, tous ceux et celles qui n’ont pas eu la chance de grandir dans une famille aimante. Que la présence chaleureuse des baptisé.e.s leur aide à croire que l’amour peut guérir toutes les blessures, nous t’en prions. Montre-nous, Seigneur, ton visage d’amour.
  3. Seigneur, regarde le visage des petits qui s’illumine quand ils entendent la voix de leurs parents. Que le lien d’amour qui unit un père, une mère à son enfant ne soit jamais brisé, même après une séparation, nous t’en prions. Montre-nous, Seigneur, ton visage d’amour.
  4. Seigneur, regarde le visage rayonnant des malades, des personnes âgées qui reçoivent un message de tendresse, une marque d’affection d’un proche. Que la pandémie nous apprenne que la vieillesse n’est pas un handicap, mais un privilège et une fierté pour toute une communauté, nous t’en prions. Montre-nous, Seigneur, ton visage d’amour.
  5. Seigneur, regarde le visage de tes filles, de tes fils bien-aimés qui prennent du temps pour écouter ta Parole, l’accueillir et la partager. Que ta lumière nous transforme de l’intérieur et répande partout la joie de l’Évangile, nous t’en prions. Montre-nous, Seigneur, ton visage d’amour. 

Conclusion :

Dieu d’amour, que ta présence transfigure nos visages pour qu’à notre tour, nous soyons pour les autres les reflets de ta lumière aujourd’hui et pour les siècles des siècles. Amen.

PRIÈRE UNIVERSELLE 3e DIMANCHE DU CARÊME

Que nous soyons réunis dans une maison, une église ou dans une salle communautaire, Dieu nous a rassemblés dans son sanctuaire. Ouvrons notre cœur aux dimensions du monde et confions-lui les aspirations profondes de notre temps.

  1. Seigneur, dans une Église où nous formons tous ensemble le Corps de ton Fils, donne l’assurance que chaque membre est important et que nous avons besoin des autres pour rester debout dans la foi. Seigneur, allume en nous ton amour.
  2. Seigneur, en ce temps de pandémie, donne-nous de retrouver dans nos familles les joies des simples gestes du quotidien ; tous les pardons et les mots d’amour qui nous permettent de créer des liens. Seigneur, allume en nous ton amour.
  3. Seigneur, donne-nous de communiquer avec nos proches, de faire confiance à nos voisins et de croire que nous pouvons te rencontrer à tout moment dans notre cœur. Seigneur, allume en nous ton amour.
  4. Seigneur, dans un monde où la montée de l’intolérance et de la violence contribue à ériger des murs de haine et de méfiance, donne aux bâtisseurs de paix les outils nécessaires pour réparer ce qui a été détruit et guérir ce qui a été blessé. Seigneur, allume en nous ton amour.
  5. Seigneur, pour les personnes qui ne se croient pas dignes d’être un sanctuaire où l Seigneur peut habiter. Seigneur, allume en nous ton amour.
  6. Seigneur, pour notre communauté, appelée à persévérer sur la route vers Pâques. Seigneur, allume en nous ton amour.

Conclusion :

Seigneur, aide-nous à garder vivante l’alliance de notre baptême. Ainsi avec ton Fils, nous deviendrons des disciples fidèles qui cherchent à toujours discerner ta présence dans nos vies. Amen.

PRIÈRE UNIVERSELLE 4e DIMANCHE DU CARÊME

Nous avons tous et toutes été sauvés par l’amour de Dieu. Habités par cette force intérieure, confions-lui nos prières pour nous-mêmes et pour le monde. Seigneur, allume en nous ton amour.

  1. Prions pour l’Église, afin qu’elle porte le salut aux femmes et aux hommes du monde entier. Seigneur, allume en nous ton amour.
  2. Prions pour les personnes, qui ont perdu un être cher à cause de la Covie-19 et qui ont de la difficulté à faire leur deuil. Qu’elles trouvent un peu de chaleur humaine dans les gestes bienveillants de leurs proches. Seigneur, allume en nous ton amour.
  3. Prions pour les gens, qui se préparent à recevoir le baptême ou la confirmation ; qu’ils découvrent en Jésus la lumière qui nous guide. Seigneur, allume en nous ton amour.
  4. Prions pour les personnes qui ont choisi de vivre le célibat et de servir l’Église de Jésus Chris ainsi que les couples qui ont choisi de s’engager dans le sacrement du mariage et qui croient que la fidélité n’est pas une valeur démodée, qu’ils soient des témoins vivants de l’amour du Christ. Seigneur, allume en nous ton amour.
  5. Prions pour notre communauté, en ce temps de cheminement vers Pâques afin qu’elle sache écouter l’appel du Seigneur à se convertir. Seigneur, allume en nous ton amour.

Conclusion :

Père très bon, augmente en nous la foi et aide-nous à porter en tous lieux la lumière et la miséricorde dont tu nous combles chaque jour. Nous te le demandons par Jésus, ton Fils, notre Seigneur. Amen.

PRIÈRE UNIVERSELLE 5e DIMANCHE DU CARÊME

  1. Pour l’Église qui, à l’invitation du pape François, doit faire confiance à tous ceux et celles qui se disent non pratiquants, mais qui font un magnifique travail sur le terrain. Que nous puissions reconnaître en eux les fruits du service, de la bonté et de la compassion. Seigneur, donne un signe de ton amour.
  2. Pour les chefs d’État ; afin qu’ils agissent avec justice, humanité et un réel souci de servir ceux et celles qui leur font confiance. Seigneur, donne un signe de ton amour.
  3. Pour tous ceux et celles qui donnent de leur temps pour soutenir l’organisme Développement et Paix. Que la campagne Carême de partage qui a pour thème « Ce carême partageons l’amour », nous sensibilise sur le travail à accomplir auprès des peuples défavorisés. Seigneur, donne un signe de ton amour.
  4. Pour nos sœurs et nos frères migrants qui ont dû quitter leur pays et leur famille à cause de l’exploitation et de de la guerre. Qu’ils trouvent la paix en nos terres et des gens accueillants pour cultiver avec eux les fruits de l’accueil et de la bonté. Seigneur, donne un signe de ton amour.
  5. Pour notre communauté ; afin qu’elle assume pleinement sa responsabilité de témoigner de sa foi. Seigneur, donne un signe de ton amour. 

Conclusion :

Seigneur, presque parvenus au terme de ce carême, nous nous tournons vers toi. Mets au cœur de nos préoccupations la paix, le partage et la justice. Nous te le demandons en toute confiance, toi le Dieu de vie pour les siècles des siècles. Amen.

Elles, c’est nous !

 

Elles, c’est nous     

Le 8 mars, on souligne la journée internationale des femmes. Officialisée en 1977 par les Nations Unies, cette journée fait suite aux luttes des ouvrières et suffragettes du début du XXe siècle pour de meilleures conditions de travail (8mars.info). Actuellement, on y voit l’occasion de faire un bilan de la situation des femmes à travers le monde.

Cette année, le Conseil du statut de la femme (CSF) souligne la journée des femmes par la publication de « Elles, c’est nous », un dossier qui présente huit récits de huit femmes aux différents parcours (https://csf.gouv.qc.ca/egalite-et-societe/8-mars-journee-internationale-des-femmes/). Les mots de ces québécoises font écho à nos maux, leurs aspirations à nos désirs.

La pandémie qui sévit actuellement ne laisse personne indifférent. Ces huit québécoises nous parlent, dans leurs récits, de leurs doutes, mais aussi de leurs espoirs pour créer un monde plus égalitaire. Cela peut nous aider à ne pas « dérailler » durant cette crise sanitaire, en faisant des liens entre les récits de ces femmes et ce que nous vivons actuellement. Nous sommes invités à nous laisser inspirer par ces prises de parole.

Ensemble, utilisons ce temps de pandémie pour réfléchir aux inégalités sociales qui peuvent encore exister dans notre société dans le but de créer un monde de justice et d’amour, pour qu’hommes et femmes soient des partenaires égaux.

Bonne lecture ! Bonne réflexion ! Et bonne inspiration !

Guylaine Gagnon, paroisse La Résurrection, Brossard

La vie après la mort

PAROISSE LA RÉSURRECTION

La vie après la mort

Le 31 octobre, des sorcières, des fantômes et bien d’autres personnages parcourent habituellement les rues, en quête de friandises. Ce sera l’Halloween. D’où nous vient donc cette tradition?

Différents sites internet nous disent qu’à l’origine, l’Halloween était une fête païenne. Selon la légende, le 31 octobre, les défunts visitaient leurs familles. Se déguiser permettait alors de se moquer de ses propres peurs.

Toujours d’après ces sites internet, Halloween signifie Veillée de tous les saints. L’Église a voulu christianiser ce rite en déplaçant la Toussaint (journée de tous les saints) au lendemain de l’Halloween. Après la mort, on souligne la vie. Or les chrétiens et les chrétiennes ont beaucoup à dire sur ces sujets. Pour eux, la souffrance, et même la mort, peuvent se transformer en des moments de vie.

Aujourd’hui, l’Halloween est une fête socio-culturelle, avec une dimension humanitaire, étant associée à l’UNICEF, organisme aidant les enfants dans le besoin. On retrouve l’entraide, l’amour, valeurs chrétiennes représentant la vie. Ainsi, la mort et la vie se rencontrent, et ce, dans la même fête !

Avec la Toussaint qui suit immédiatement l’Halloween, on revient parler de la vie pour souligner celle des grandes personnes qui ont marqué l’Église.

Enfin, le lendemain de la Toussaint, l’Église commémore les fidèles défunts. Encore une fois, on reprend le thème de la vie, car même si ces personnes défuntes n’ont pas marqué l’Église sur le plan international, leur vie restera toujours gravée dans le cœur de plusieurs chrétiens et chrétiennes. Et les personnes vivantes font vivre différemment leurs êtres chers…

Joyeuse Halloween ! Bonne fête de la Toussaint ! Et bonne commémoration de la vie des personnes décédées qui vous ont été chères…

Guylaine Gagnon

 

C’est le temps des vacances !

C’est le temps des vacances

Depuis maintenant un mois, l’été est officiellement commencé. Certains sont en vacances, d’autres attendent patiemment cette période. En fait, c’est une période de l’année où nous nous reposons, recherchons le calme, passons plus de temps avec notre famille, nos amis…

Quand on y pense, notre vie va un peu à l’encontre des saisons. Pendant l’hiver, appelé saison morte, nous vivons à pleine capacité, nos activités s’accumulent, le travail nous accapare. Lorsqu’arrive le printemps, où la nature se «réveille», nous sommes épuisés. Nous cherchons notre souffle. Enfin, survint l’été, saison remplie de vie, et c’est là que nous nous reposons. À l’automne, lorsque la nature commence à «s’endormir», nous reprenons notre course folle. N’allons-nous pas un peu contre nature?

Cette année est exceptionnelle car, dû à la pandémie, nous avons commencé à nous reposer au printemps. Malheureusement, à cause du confinement, nous n’avons pu fréquenter les personnes qui nous sont chères. Maintenant que l’été bat son plein, nous voulons sortir, prendre l’air, recommencer à vivre et à voir nos proches et nos amis, tout en demeurant calmes et paisibles.

En fait, cette année, l’été nous permet non seulement de poursuivre notre temps de relaxation, mais aussi d’entretenir de vraies relations avec nos proches, et par le fait même, avec Dieu. Finalement, ne serait-ce pas durant l’été que nous vivons pleinement, en enfants de lumière?

Pensons-y…

Guylaine Gagnon

La sagesse de Socrate

La sagesse de Socrate

Bien que la philosophie et la théologie ne soient pas très à la mode de nos jours, force est de constater que nous devrions leur rendre leurs lettres de noblesse. Nous aurions beaucoup à apprendre en lisant certains textes, par exemple celui de saint Thomas d’Aquin sur La Vérité ou celui qui nous intéresse aujourd’hui : le test des trois passoires de Socrate.

Le test des trois passoires

Nous sommes à l’air des médias sociaux. Une panoplie de moyens de communication est à notre service. Parfois ils sont utilisés à bon escient, mais, bien souvent, ils sont employés pour cracher du venin.

Socrate disait : « Avant de raconter toutes sortes de choses sur les autres, il est bon de prendre le temps de filtrer ce que l’on aimerait dire ». Le filtre dont nous parle Socrate est le test des trois passoires.

Vérité, bonté, utilité

La première passoire est celle de la vérité, ce qui implique de vérifier si ce que l’on veut dire est vrai. La deuxième est celle de la bonté, que l’information à partager est quelque chose de bien. La troisième passoire est celle de l’utilité : est-ce que le message transmis sera vraiment utile ?

À l’heure des « fake news », et constatant la rapidité de réaction sur l’ensemble des médias sociaux, il serait peut-être intéressant de se rappeler le test des trois passoires. Certains diront que nous avons tous notre propre vérité, que ce qui est bien pour l’un, est mal pour l’autre, que ce qui est utile pour une personne ne l’est pas nécessairement pour son voisin. C’est ici qu’entre en ligne de compte la notion de « discernement ».

Discernement : « Capacité de l’esprit à juger clairement et sainement des choses ».

Des nuances pourraient être apportées au test de Socrate. Quelques passoires supplémentaires pourraient aider à nuancer encore mieux les prises de parole. Quels sont nos objectifs lorsque nous écrivons sur les médias sociaux ? Que recherchons-nous ?

Je nous souhaite du discernement dans nos vies personnelles et dans notre vie citoyenne, le monde s’en porterait mieux, il me semble.

Bon été !

Isabelle Béchard, pastorale sociale

Paroisse La Résurrection

 

Se serrer les coudes

Se serrer les coudes

Que nous le voulions ou pas nous avons tous et toutes notre part d’ombre, nos préjugés. Que nous le voulions ou pas nous avons trop souvent développé notre capacité de critiquer plutôt que notre sens critique.

Critiquer, pour moi, c’est passer son temps à trouver ce qui cloche, c’est de remettre la responsabilité à l’autre,  c’est penser que nous ferions mieux que lui et que l’on détient la vérité. Critiquer, c’est faire diversion : Le temps que nous critiquons les autres, on ne se regarde pas soi-même.

Le sens critique, pour moi, c’est autre chose, c’est voir ce qui cloche et le nommer, c’est avoir une vision globale de la situation, c’est d’évaluer notre part de responsabilité dans un événement donné et celle des autres. Notre sens critique doit être accompagné de recherche de solutions, d’alternatives pour contribuer à améliorer les choses.

Dans certains événements familiaux, de couple, au travail ou sociales, les responsabilités sont parfois partagées de façons égales. Dans d’autres cas, la part de responsabilité appartient davantage à une personne ou à un groupe. Dans plusieurs circonstances il y a des gens qui tentent de calmer le jeu en disant que la part de responsabilité est systématiquement également partager entre les parties. Cette façon de faire est en mon sens un manque de discernement, une façon de ménager la chèvre et le chou, c’est aussi une façon de déresponsabiliser les gens impliqués.

Ce qui m’amène à la gestion de la pandémie actuelle. Suis-je toujours d’accord avec les décisions prises par nos gouvernements ? Non. Est-ce que je pourrais faire autrement ? Peut-être. Est-ce que je ferai mieux qu’eux ? Je ne le saurais jamais.

En cette période de crise sociétale, plusieurs pistes d’actions s’offrent à nous, en voici quelques-unes : vivre nos peines et nos deuils, travailler chacun-e à notre résilience personnelle, colmater collectivement les déficiences de notre système sociale et de santé, en étant solidaire.

Ressource pour les personnes endeuillées : www.maisonmonbourquette.com

Ligne d’écoute pour les personnes endeuillées : 1-888-533-3845

 

Isabelle Béchard, pastorale sociale

Paroisse La Résurrection

Paroisse Saint-Jean XXIII­

 

 

Expérience de Pentecôte

Expérience de Pentecôte

Dans divers agendas, la journée du 31 mai 2020 est indiquée comme étant le jour de la Pentecôte. Que pouvons-nous dire sur cette journée ?

La Pentecôte est une fête religieuse soulignée 50 jours après Pâques. À la Pentecôte, les chrétiennes et les chrétiens commémorent le jour où les disciples reçurent l’Esprit-Saint et commencèrent à annoncer que le Christ est vivant. Mais qu’est-ce que l’Esprit-Saint ?

Une image associée à l’Esprit-Saint est celle du vent, du souffle. En effet, en recevant l’Esprit-Saint, chacune et chacun reçoivent le Souffle de Dieu, de Jésus, qui est sagesse, connaissance, etc. Aussi, le souffle est CRÉATEUR.

On dit que, lors de la crucifixion de Jésus, les apôtres ont pris peur et se sont cachés. C’est seulement 50 jours plus tard qu’ils ont attribué un sens nouveau à la mort de Jésus. On dit qu’ils reçurent l’Esprit-Saint. Ces 50 jours représentent une mise en quarantaine des apôtres, qui fut un temps de réflexion. Après la réception de l’Esprit-Saint, ils ont eu COMME un souffle les poussant à aller raconter les résultats de leur réflexion.

La crise de COVID-19 actuelle est quelque peu similaire. Après avoir eu un quotidien turbulent, ce virus nous oblige à nous retirer de la société, à modifier notre quotidien, à rester chez soi pour mieux rentrer chez soi, retrouver notre intérieur. De là, on a vu émerger des actions nouvelles, différentes de ce que l’on retrouvait habituellement. Certains et certaines d’entre nous ont fait ressurgir leur souffle Créateur.

Après la pandémie, gardons cette habitude de prendre du temps pour rentrer chez soi, afin de faire émerger davantage ce souffle qui nous habite. Vivons ensemble d’autres expériences de Pentecôte.

Guylaine Gagnon

Jour de la terre

JOUR DE LA TERRE

Le 22 avril, nous soulignons le jour de la Terre. Il faut se rappeler que le jour de la Terre, c’est à tous les jours. Notre planète a besoin de nous à chaque moment, et le principe de ces journées, c’est de nous sensibiliser à une cause pour que nous changions nos habitudes.

Dans le contexte actuel de la pandémie, nous sommes forcés de modifier un comportement. En effet, à l’exception de quelques produits, nous devons « CONSOMMER LOCAL ». Or cela se fait sur toute la planète, entraînant une diminution de la pollution, et ainsi de l’empreinte écologique de l’être humain. Alors que les nouvelles négatives reliées à cette pandémie se multiplient, ce changement de comportement amène un aspect positif majeur au malheur qui semble s’acharner sur nous.

Depuis plusieurs années, des environnementalistes prônent ce changement, et voilà qu’un virus microscopique a entraîné en quelques semaines, voire même quelques jours, ce changement sur toute la surface de la planète. Alors après la pandémie, allons-nous réussir à conserver ce nouveau comportement ?

Adopter cette nouvelle habitude est une manière de prendre soin de la Création. Et prendre soin de la Création, c’est prendre soin de la Vie !

Le contexte de pandémie est historique. Retenons au moins un élément positif et faisons ainsi de chaque jour un jour de la Terre !

Guylaine Gagnon

Capable du meilleur et du pire

Capable du meilleur et du pire

Cette semaine, j’ai eu une baisse d’énergie. Je le sais que dans chaque humain, il y a « un côté sombre et un côté givré » que l’humain est capable du meilleur et du pire mais j’ai parfois tendance à l’oublier. C’est souvent en période de crise que ces attitudes humaines diamétralement opposées s’éveille. Je me suis demandée comment se fait-il qu’en pleine crise humanitaire le gouvernement Legault devait négocier ou promette des hausses de salaires pour s’assurer la collaboration des personnes œuvrant dans les services essentiels ? J’avais l’impression de nager en plein marchandage économique de « l’offre et la demande ». Je m’explique : il y avait pénurie de main d’œuvre dans le milieu de la santé avant la pandémie, cette pénurie est encore plus apparente au sein même de la crise sanitaire. Pour inciter les gens à apporter leur aide, le premier ministre s’est engagé à ajuster des salaires, de part et d’autre.

Comprenez-moi bien, je ne suis pas contre les augmentations de salaire, je pense par contre que ce n’est pas le temps en pleine pandémie de négocier des salaires pour les raisons suivantes : 1. L’urgence première est d’aider le monde lorsqu’il y a un feu, l’objectif premier est de l’éteindre. 2. Les négociations dans un contexte de crise se font rapidement et nous empêchent de prévoir les effets collatéraux des décisions que nous prenons. 3. Les effets collatéraux fonds boules de neige et tous veulent leur part du gâteau, dans le cas qui nous préoccupe ce sont les salaires.

Entre vous et moi, même si on offrait de payer un prix exorbitant pour stimuler les personnes à travailler, comme par exemple dans un CHSLD, cela ne les protégerait pas de la possibilité de contracter le COVID-19 ou d’une mort imminente. L’argent ne règle pas tout.

Autre chose, comment se fait-il que certains types de travail en temps normal soit moins valorisés et qu’au cours d’une pandémie ces derniers deviennent si importants ? Prenons par exemple le travail d’une personne préposée aux bénéficiaires, des responsables de l’entretien ménager, des commis dans les dépanneurs, pour ne nommer que ces exemples. C’est ici qu’entre en ligne de compte le principe de l’offre et de la demande. La rareté se paie et c’est un peu ça qui me désespère. J’ai l’impression que nous utilisons le drame humain, le chaos social pour tirer profits de la situation. Je me répète, je ne suis pas contre les augmentations de salaire et je considère que toutes les professions et tous les secteurs d’emplois devraient être justement traiter et rémunéré car il n’y a pas de sots métiers, par contre, il serait préférable que les négociations soient faites dans un contexte hors pandémique.

D’une part, je reconnais positivement la gestion de la crise fait par le gouvernement du Québec. Nous sommes témoins du travail de haut niveau fait par le premier ministre Legault, madame Danielle McCann, ministre da la Santé et des Services Sociaux ainsi que du directeur de la Santé Publique, docteur Horacio Arruda. D’autre part,  lorsque la pandémie sera derrière nous, j’espère que François Legault fera sienne la devise du Québec : Je me souviens.

Je souhaite que notre premier ministre se rappelle l’apport de l’ensemble des personnes à la société québécoise durant cette pandémie. L’argent ne règle pas tout mais les écarts disproportionnés entre certaines professions et dans plusieurs secteurs d’emplois est une atteinte à la dignité humaine. Toute personne qui travail devrait être capable de combler ses besoins de bases, ses besoins essentiels. J’espère que le gouvernement Legault se souviendra de cela lorsque ça sera le temps de passer aux tables de négociation, lorsque ça sera le temps d’augmenter le salaire minimum. Je souhaite également que certaines corporations et ordres professionnelles se penchent sur cette question : l’indécence de certaines rémunérations. Je peux très bien comprendre que certaines professions ou secteurs d’emplois soit plus rémunérés que d’autre mais cela ne doit pas, à mon sens, devenir indécent et c’est cette indécence-là qui porte atteinte à la dignité humaine dans notre société.

L’humain est capable du meilleur et du pire. Après ma baisse d’énergie et ma déception face à certaines situations sociales actuelles, je suis tombée sur des articles qui mon réconcilier avec l’humanité, car il y a vraiment du bon monde. Pour ceux et celles qui n’ont pas eu la chance de les lire vous pourrez les consulter en vous référant aux liens plus bas.

Bonne lecture !

Isabelle Béchard, pastorale sociale,

Paroisse Saint-Jean XXIII, paroisse La Résurrection.

 Cliquer sur les liens suivants :

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https://lp.ca/w3JXTh

 

 

 

 

 

 

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