Avent 2020

Soyons un peuple d’espérance     

Le temps de l’Avent… pour nous mettre en route vers Noël…

C’est une nouvelle année liturgique qui commence…

Le temps court, le temps passe, nous avons eu un été des indiens un peu tardif, mais comme il nous a fait du bien. Nous sommes bien ancrés dans l’automne et l’hiver approche. Beaucoup de changements depuis le mois de mars 2020, des changements qui nous ont permis de cibler des faiblesses dans différents systèmes de notre société, de notre vie… Mais nous avons vu émergé de belles initiatives, de l’entraide et cela nous permet d’espérer que demain sera meilleur…

Le comité de liturgie de la paroisse La Résurrection, inspiré des documents de Vie liturgique et de Sainte-Anne-de-la-Pocatière a choisi un thème différent de celui qu’ils ont proposé. Nous avons choisi de prendre le titre du chant proposé pour l’Avent : Soyons un peuple d’espérance

Ce choix nous parlait beaucoup, puisqu’en étant un peuple d’espérance, nous reconnaissons qu’Il est présent en nous et que nous espérons vivre de cette présence dans notre quotidien quel qu’il soit et surtout dans un temps d’incertitude, de crainte, de doute…

Ensemble…SOYONS UN PEUPLE D’ESPÉRANCE

Le comité de liturgie de La Résurrection

Yolaine Huard, Guylaine Dubuc, Monique Dauphinais, Nabil Bahout, Hélène Mckay

Vous retrouverez ici les prières universelles des 4 dimanches de l’avent…et plus… 

1er dimanche de l’Avent :         

Acte pénitentiel introduction par le président :

Jésus nous a révélé l’amour, la grâce et le pardon de Dieu. Il est la bonne nouvelle de notre libération, la lumière dans notre vie. Tournons-nous vers lui et accueillons sa miséricorde.

–     Seigneur Jésus, dans un monde ébranlé par l’intolérance et les injustices, tu es l’espérance qui éclaire nos visages, prends pitié de nous. Prends pitié de nous.

–     Ô Christ, dans un monde fragilisé par la souffrance et la peur tu es l’espérance qui nous aide à tenir jusqu’au bout, prends pitié de nous. Prends pitié de nous.

–     Seigneur, dans un monde endormi par l’indifférence, tu es l’espérance qui nous garde éveillés, prends pitié de nous. Prends pitié de nous.

Conclusion par le président :

Que Dieu tout-puissant nous fasse miséricorde, qu’il ne nous laisse pas dans les ténèbres, mais nous conduise à la vie éternelle : AMEN

Prière d’ouverture par le président :

Seigneur,

Quand les jours se font longs et sombres, quand l’avenir est incertain, ne laisse pas la tristesse envahir nos cœurs et la fatigue éteindre la flamme des veilleurs et des veilleuses. En ce premier dimanche de l’Avent, garde-nous éveillés dans la foi et dans l’espérance de la présence de ton Fils Jésus, lui qui est vivant avec toi et le Saint-Esprit maintenant et pour les siècles des siècles. AMEN

Geste de la lumière après la deuxième lecture introduction par le président :

En ce temps où le monde vit le grand « fracas » de la pandémie, nous sommes invités à ouvrir les yeux sur la lumière du Christ Jésus, don de Dieu à l’humanité. Nous avons besoin de sa lumière pour dissiper les ténèbres de nos vies. (En tournant notre regard vers le décor de l’Avent) Que la première bougie de l’Avent nous garde dans l’espérance des veilleurs et des veilleuses.

Prière universelle introduction par le président :

« Veillez donc, car vous ne savez pas quand vient le maître de la maison. » Demandons à Dieu de raviver la flamme de l’espérance en nous rendant attentifs, attentives aux signes de sa venue. Après chaque intention nous répondrons : Seigneur, nous t’en prions.

–     Pour toutes les personnes baptisées qui portent dans leur cœur la lumière et la joie du salut ; que leur vie témoigne de leur foi et de leur espérance. Seigneur, nous t’en prions.

–     Pour toutes les personnes, jeunes et moins jeunes, qui vivent de l’anxiété lié à la pandémie ; que notre écoute et notre accueil révèlent ta présence bienveillante. Seigneur, nous t’en prions

–     Pour les responsables politiques dont les décisions ont des conséquences sur les conditions économiques, la santé, la violence et le respect de la dignité des gens. Seigneur, nous t’en prions

–     Pour tous ceux et celles qui reconnaissent les signes de désespoir des personnes qui n’ont pas de toit pour dormir ni de table pour manger, que leur respect révèle la chaleur de ton amour. Seigneur, nous t’en prions

–     Pour notre Église, qu’elle soit vigilante à reconnaître les signes de ta venue à l’extérieur de ses portes, là où les gens vivent leur foi autrement. Que ses initiatives pour s’adapter et se faire plus proche révèlent ton amour inconditionnel pour toutes les personnes. Seigneur, nous t’en prions

–     Pour les membres de notre communauté qui souhaitent se réunir pour célébrer la présence du Sauveur ; qu’ils demeurent fidèles à ta Parole. Seigneur, nous t’en prions

Prière de conclusion par le président :

Seigneur Dieu, toi qui nous assures toujours de ta présence, nous t’en prions, comble nos cœurs d’amour, de foi et d’espérance. Nous te le demandons par ton Fils Jésus Christ, notre Seigneur. Amen.

2e dimanche de l’Avent     

Rite pénitentiel introduction par le président :

Oui, l’Avent est par excellence un moment de remise en question, de changement de cap, d’espérance inventive. Pour nos peurs, nos hésitations et parfois notre pessimisme face aux projets de Dieu pour nous, accueillons sa miséricorde…

Conclusion par le président :

Que le Seigneur nous accueille dans sa paix, qu’il nous pardonne nos fautes et nous guide vers la vie éternelle. AMEN

Prière d’ouverture par le président :

Dieu notre Père,

Sur nos routes humaines parsemées d’obstacles et d’embûches, nous nous questionnons souvent sur notre avenir et celui de notre Église. Toi qui aimes le monde, ne laisse pas la morosité et la routine prendre le dessus sur notre vie ; mais éveille en nous cette intelligence du cœur qui nous prépare à sa Présence et nous fait entrer dans sa propre vie. Lui qui vit et règne pour les siècles des siècles. AMEN

Geste de la lumière après la deuxième lecture par le président :

« Ce que nous attendons, selon la promesse du Seigneur, c’est un ciel nouveau et une terre nouvelle où résidera la justice. » (En portant notre regard vers le décor de l’Avent) Avec la deuxième bougie de l’Avent, exprimons notre désir de préparer le chemin du Seigneur en devenant des disciples-missionnaires ouverts à la nouveauté, allumés et créatifs.

Prière universelle introduction par le président :

La vie n’est pas un chemin tracé d’avance que nous parcourons sans rencontrer d’embûches. Un virus invisible nous l’a rappelé en faisant dévier le monde économique de sa trajectoire. Heureusement, par l’intermédiaire des personnes qui nous entourent, Dieu nous remet en route et nous redonne espoir. Confions-lui nos prières.  Après chaque intention nous répondrons : Seigneur, nous t’en prions.

–     Seigneur, nous voyons les signes de ta présence dans les personnes qui se font proches des endeuillées et qui prennent du temps pour écouter leur peine. Rappelle-nous qu’un simple appel téléphonique peut ouvrir des chemins de compassion. Seigneur, nous t’en prions.

–     Seigneur, nous voyons les signes de ta présence dans les initiatives des bénévoles et des restaurateurs qui mettent leurs talents au service des banques alimentaires. Rappelle-nous que la générosité peut ouvrir des chemins de solidarité. Seigneur, nous t’en prions.

–     Seigneur, nous voyons les signes de ta présence dans la créativité des artistes qui montrent que la beauté est partout et que rien ne peut la masquer. Rappelle-nous que l’art vivant peut ouvrir des chemins de réconfort. Seigneur, nous t’en prions.

–     Seigneur, nous voyons les signes de ta présence dans la patience des jeunes qui essaient d’initier leurs grands-parents au monde de l’Internet. Rappelle-nous que les liens affectifs peuvent ouvrir des chemins de communication. Seigneur, nous t’en prions.

–     Seigneur, nous voyons les signes de ta présence dans les personnes de notre communauté qui, avec la pandémie, doivent prendre des décisions difficiles. Rappelle-nous que le courage peut ouvrir des chemins d’avenir. Seigneur, nous t’en prions.

Conclusion par le président :

Seigneur, nous savons que derrière toutes nos initiatives et nos élans de solidarité, c’est toi qui as d’abord préparé le terrain. Accueille nos prières et conduis-nous sur le bon chemin, celui qui passe par ton cœur de Père et de Mère. Par Jésus, le Christ, notre Seigneur. AMEN

3e dimanche de l’Avent       

Rite pénitentiel introduction par le président :

Le Seigneur Dieu se fait proche de nous en Jésus et il ne se fatigue jamais de pardonner, répète le pape François. Accueillons sa miséricorde qui nous libère et nous apporte la joie.

–     Seigneur, messager de la Bonne Nouvelle, viens dissiper nos tristesses ;

Seigneur, prends pitié de nous. Seigneur, prends pitié de nous.

–     Ô Christ, lumière dans nos nuits, viens chasser nos peurs ;

Ô Christ, prends pitié de nous.  Ô Christ, prends pitié de nous.

–     Seigneur, sauveur du monde, viens nous libérer du mal qui nous écrase ;

Seigneur, prends pitié de nous. Seigneur, prends pitié de nous.

Prière de conclusion par le président :

Que Dieu, dont la puissance est celle de l’amour, nous fasse miséricorde, qu’il nous pardonne et nous conduise à la vie éternelle. AMEN

Geste de la lumière après la deuxième lecture par le président :

La joie que la parole de Dieu nous donne n’a jamais été en confinement, elle est contagieuse et se propage librement par nos engagements et nos œuvres de lumière. Que la troisième bougie de l’Avent nous garde dans la joie et l’espérance des jours meilleurs…

Prière universelle introduction par le président :

La bonne nouvelle nous a été annoncée, Jésus est la lumière qui vient nous rassurer et éclairer notre nuit. Laissons-nous atteindre par cette lumière qui est source de joie et de découverte. Après chaque intention nous répondrons : Nous t’en prions.

–     1. Pour tous ceux et celles qui ont découvert, pendant le confinement, que nous ne sommes pas faits pour vivre seuls. Que cette grande chaîne humaine dont nous faisons partie ne soit jamais brisée. Nous t’en prions.

–     2. Pour tous ceux et celles qui ont découvert que les frontières sont souvent dans notre tête. Que nos prières voyagent sur tous les continents et nous gardent en union d’esprit et de cœur. Nous t’en prions

–     3. Pour tous ceux et celles qui doivent mettre la clé sur la porte de leur entreprise ainsi que toutes les personnes qui perdent leur emploi. Que le soutien de leurs proches les aide à ne pas sombrer dans la nuit. Nous t’en prions

–     4. Pour tous ceux et celles qui ont découvert que l’Église n’est pas seulement un édifice à entretenir, mais une maison où on prend soin des pauvres, des petits, des cœurs brisés. Que cette bonne nouvelle soit source d’espérance pour l’avenir. Nous t’en prions

–     5. Pour nous tous et toutes qui découvrons comment il est grand le mystère de la Joie ; garde la porte de notre cœur bien ouverte et raffermi en nous ta Présence. Nous t’en prions.

Conclusion par le président :

Dieu notre Père, tu as mis en nous ton Esprit pour que nous soyons capables de découvrir au milieu de nous la présence de Jésus. Fais que, par ce même Esprit, nous devenions des porteurs et des porteuses de ta bonne nouvelle dans un monde qui en a tant besoin. Nous te le demandons par Jésus, le Christ, notre Seigneur. AMEN

4e dimanche de l’Avent       

Rite pénitentiel introduction par le président :

En allant visiter sa cousine Élisabeth, Marie porte en elle nos espoirs et la promesse que Dieu prendra toujours soin de sa création. En toute confiance, tournons-nous vers le Dieu de notre espérance…

–     Seigneur Jésus, tu désires habiter toujours plus profondément en nous, au creux de nos faiblesses, fais naître une vie nouvelle. Seigneur, prends pitié.

–     Ô Christ, ta venue dans le cœur de Marie nous a ouvert l’avenir. Au creux de nos faiblesses, fais naître une espérance nouvelle. Ô Christ, prends pitié.

–     Seigneur Jésus, tu veux grandir en nous. Au creux de nos faiblesses, fais naître une force nouvelle. Seigneur, prends pitié.

Conclusion par le président :

Que Dieu nous manifeste sa bienveillance et sa miséricorde, qu’il nous accorde son pardon et nous guide vers la vie éternelle. AMEN

Geste de la lumière après la deuxième lecture par le président :

Malgré les bouleversements et l’inconnu, Marie est cette femme de chez-nous qui a donné Dieu au monde. Avec la quatrième bougie de l’Avent, unissons-nous à elle pour dire au Seigneur qu’il est le bienvenu dans notre vie. Que cette lumière nous rappelle qu’il se fait proche le Dieu de notre espérance.

Prière universelle introduction par la personne qui préside :

Nous allons bientôt célébrer Celui qui vient nous redonner espoir et changer le visage de notre monde. Avec l’aide de Marie, osons lui faire confiance. Après chaque intention nous dirons : Nous t’en prions.

–     Pour les femmes enceintes qui mettront au monde un enfant prochainement et qui sont inquiètes de donner la vie en pleine pandémie, qu’à l’exemple de Marie, elles apprennent à écouter leur cœur de mère et à croire que Dieu prend toujours soin de ses petits. Nous t’en prions.

–     Pour les aînés qui ont traversé bien des épreuves dans leur vie et qui prient pour leur famille, qu’à l’exemple de Marie, ils apprennent à s’abandonner à la volonté de Dieu et à se laisser surprendre par sa visite. Nous t’en prions.

–     Pour tous ceux et celles qui se trouvent devant un choix difficile ou un engagement important, qu’à l’exemple de Marie, ils trouvent leur voie à la lumière de l’Évangile et qu’ils gardent dans leur cœur l’espoir en des jours meilleurs. Nous t’en prions.

–     Pour les chefs d’État qui font naître l’inquiétude au lieu de nourrir la paix, qu’à l’exemple de Marie, ils apprennent à se taire pour mieux écouter afin de cultiver la justice et la vérité. Nous t’en prions.

–     Pour tous les peuples de la terre qui vivent dans l’attente, qu’à l’exemple de Marie, ils s’ouvrent à l’amour et à la miséricorde divine. Nous t’en prions.

Conclusion par le président :

Dieu plein de tendresse, à quelques jours du grand jour, donne-nous l’esprit de fraternité et d’accueil, l’esprit de solidarité et d’écoute, afin que nous puissions témoigner que ton Fils est au bout de notre attente, aujourd’hui et pour les siècles des siècles. Amen.

SOYONS UN PEUPLE D’ESPÉRANCE

 

 

 

 

 

 

 

La vie après la mort

PAROISSE LA RÉSURRECTION

La vie après la mort

Le 31 octobre, des sorcières, des fantômes et bien d’autres personnages parcourent habituellement les rues, en quête de friandises. Ce sera l’Halloween. D’où nous vient donc cette tradition?

Différents sites internet nous disent qu’à l’origine, l’Halloween était une fête païenne. Selon la légende, le 31 octobre, les défunts visitaient leurs familles. Se déguiser permettait alors de se moquer de ses propres peurs.

Toujours d’après ces sites internet, Halloween signifie Veillée de tous les saints. L’Église a voulu christianiser ce rite en déplaçant la Toussaint (journée de tous les saints) au lendemain de l’Halloween. Après la mort, on souligne la vie. Or les chrétiens et les chrétiennes ont beaucoup à dire sur ces sujets. Pour eux, la souffrance, et même la mort, peuvent se transformer en des moments de vie.

Aujourd’hui, l’Halloween est une fête socio-culturelle, avec une dimension humanitaire, étant associée à l’UNICEF, organisme aidant les enfants dans le besoin. On retrouve l’entraide, l’amour, valeurs chrétiennes représentant la vie. Ainsi, la mort et la vie se rencontrent, et ce, dans la même fête !

Avec la Toussaint qui suit immédiatement l’Halloween, on revient parler de la vie pour souligner celle des grandes personnes qui ont marqué l’Église.

Enfin, le lendemain de la Toussaint, l’Église commémore les fidèles défunts. Encore une fois, on reprend le thème de la vie, car même si ces personnes défuntes n’ont pas marqué l’Église sur le plan international, leur vie restera toujours gravée dans le cœur de plusieurs chrétiens et chrétiennes. Et les personnes vivantes font vivre différemment leurs êtres chers…

Joyeuse Halloween ! Bonne fête de la Toussaint ! Et bonne commémoration de la vie des personnes décédées qui vous ont été chères…

Guylaine Gagnon

 

C’est le temps des vacances !

C’est le temps des vacances

Depuis maintenant un mois, l’été est officiellement commencé. Certains sont en vacances, d’autres attendent patiemment cette période. En fait, c’est une période de l’année où nous nous reposons, recherchons le calme, passons plus de temps avec notre famille, nos amis…

Quand on y pense, notre vie va un peu à l’encontre des saisons. Pendant l’hiver, appelé saison morte, nous vivons à pleine capacité, nos activités s’accumulent, le travail nous accapare. Lorsqu’arrive le printemps, où la nature se «réveille», nous sommes épuisés. Nous cherchons notre souffle. Enfin, survint l’été, saison remplie de vie, et c’est là que nous nous reposons. À l’automne, lorsque la nature commence à «s’endormir», nous reprenons notre course folle. N’allons-nous pas un peu contre nature?

Cette année est exceptionnelle car, dû à la pandémie, nous avons commencé à nous reposer au printemps. Malheureusement, à cause du confinement, nous n’avons pu fréquenter les personnes qui nous sont chères. Maintenant que l’été bat son plein, nous voulons sortir, prendre l’air, recommencer à vivre et à voir nos proches et nos amis, tout en demeurant calmes et paisibles.

En fait, cette année, l’été nous permet non seulement de poursuivre notre temps de relaxation, mais aussi d’entretenir de vraies relations avec nos proches, et par le fait même, avec Dieu. Finalement, ne serait-ce pas durant l’été que nous vivons pleinement, en enfants de lumière?

Pensons-y…

Guylaine Gagnon

La sagesse de Socrate

La sagesse de Socrate

Bien que la philosophie et la théologie ne soient pas très à la mode de nos jours, force est de constater que nous devrions leur rendre leurs lettres de noblesse. Nous aurions beaucoup à apprendre en lisant certains textes, par exemple celui de saint Thomas d’Aquin sur La Vérité ou celui qui nous intéresse aujourd’hui : le test des trois passoires de Socrate.

Le test des trois passoires

Nous sommes à l’air des médias sociaux. Une panoplie de moyens de communication est à notre service. Parfois ils sont utilisés à bon escient, mais, bien souvent, ils sont employés pour cracher du venin.

Socrate disait : « Avant de raconter toutes sortes de choses sur les autres, il est bon de prendre le temps de filtrer ce que l’on aimerait dire ». Le filtre dont nous parle Socrate est le test des trois passoires.

Vérité, bonté, utilité

La première passoire est celle de la vérité, ce qui implique de vérifier si ce que l’on veut dire est vrai. La deuxième est celle de la bonté, que l’information à partager est quelque chose de bien. La troisième passoire est celle de l’utilité : est-ce que le message transmis sera vraiment utile ?

À l’heure des « fake news », et constatant la rapidité de réaction sur l’ensemble des médias sociaux, il serait peut-être intéressant de se rappeler le test des trois passoires. Certains diront que nous avons tous notre propre vérité, que ce qui est bien pour l’un, est mal pour l’autre, que ce qui est utile pour une personne ne l’est pas nécessairement pour son voisin. C’est ici qu’entre en ligne de compte la notion de « discernement ».

Discernement : « Capacité de l’esprit à juger clairement et sainement des choses ».

Des nuances pourraient être apportées au test de Socrate. Quelques passoires supplémentaires pourraient aider à nuancer encore mieux les prises de parole. Quels sont nos objectifs lorsque nous écrivons sur les médias sociaux ? Que recherchons-nous ?

Je nous souhaite du discernement dans nos vies personnelles et dans notre vie citoyenne, le monde s’en porterait mieux, il me semble.

Bon été !

Isabelle Béchard, pastorale sociale

Paroisse La Résurrection

 

Se serrer les coudes

Se serrer les coudes

Que nous le voulions ou pas nous avons tous et toutes notre part d’ombre, nos préjugés. Que nous le voulions ou pas nous avons trop souvent développé notre capacité de critiquer plutôt que notre sens critique.

Critiquer, pour moi, c’est passer son temps à trouver ce qui cloche, c’est de remettre la responsabilité à l’autre,  c’est penser que nous ferions mieux que lui et que l’on détient la vérité. Critiquer, c’est faire diversion : Le temps que nous critiquons les autres, on ne se regarde pas soi-même.

Le sens critique, pour moi, c’est autre chose, c’est voir ce qui cloche et le nommer, c’est avoir une vision globale de la situation, c’est d’évaluer notre part de responsabilité dans un événement donné et celle des autres. Notre sens critique doit être accompagné de recherche de solutions, d’alternatives pour contribuer à améliorer les choses.

Dans certains événements familiaux, de couple, au travail ou sociales, les responsabilités sont parfois partagées de façons égales. Dans d’autres cas, la part de responsabilité appartient davantage à une personne ou à un groupe. Dans plusieurs circonstances il y a des gens qui tentent de calmer le jeu en disant que la part de responsabilité est systématiquement également partager entre les parties. Cette façon de faire est en mon sens un manque de discernement, une façon de ménager la chèvre et le chou, c’est aussi une façon de déresponsabiliser les gens impliqués.

Ce qui m’amène à la gestion de la pandémie actuelle. Suis-je toujours d’accord avec les décisions prises par nos gouvernements ? Non. Est-ce que je pourrais faire autrement ? Peut-être. Est-ce que je ferai mieux qu’eux ? Je ne le saurais jamais.

En cette période de crise sociétale, plusieurs pistes d’actions s’offrent à nous, en voici quelques-unes : vivre nos peines et nos deuils, travailler chacun-e à notre résilience personnelle, colmater collectivement les déficiences de notre système sociale et de santé, en étant solidaire.

Ressource pour les personnes endeuillées : www.maisonmonbourquette.com

Ligne d’écoute pour les personnes endeuillées : 1-888-533-3845

 

Isabelle Béchard, pastorale sociale

Paroisse La Résurrection

Paroisse Saint-Jean XXIII­

 

 

Expérience de Pentecôte

Expérience de Pentecôte

Dans divers agendas, la journée du 31 mai 2020 est indiquée comme étant le jour de la Pentecôte. Que pouvons-nous dire sur cette journée ?

La Pentecôte est une fête religieuse soulignée 50 jours après Pâques. À la Pentecôte, les chrétiennes et les chrétiens commémorent le jour où les disciples reçurent l’Esprit-Saint et commencèrent à annoncer que le Christ est vivant. Mais qu’est-ce que l’Esprit-Saint ?

Une image associée à l’Esprit-Saint est celle du vent, du souffle. En effet, en recevant l’Esprit-Saint, chacune et chacun reçoivent le Souffle de Dieu, de Jésus, qui est sagesse, connaissance, etc. Aussi, le souffle est CRÉATEUR.

On dit que, lors de la crucifixion de Jésus, les apôtres ont pris peur et se sont cachés. C’est seulement 50 jours plus tard qu’ils ont attribué un sens nouveau à la mort de Jésus. On dit qu’ils reçurent l’Esprit-Saint. Ces 50 jours représentent une mise en quarantaine des apôtres, qui fut un temps de réflexion. Après la réception de l’Esprit-Saint, ils ont eu COMME un souffle les poussant à aller raconter les résultats de leur réflexion.

La crise de COVID-19 actuelle est quelque peu similaire. Après avoir eu un quotidien turbulent, ce virus nous oblige à nous retirer de la société, à modifier notre quotidien, à rester chez soi pour mieux rentrer chez soi, retrouver notre intérieur. De là, on a vu émerger des actions nouvelles, différentes de ce que l’on retrouvait habituellement. Certains et certaines d’entre nous ont fait ressurgir leur souffle Créateur.

Après la pandémie, gardons cette habitude de prendre du temps pour rentrer chez soi, afin de faire émerger davantage ce souffle qui nous habite. Vivons ensemble d’autres expériences de Pentecôte.

Guylaine Gagnon

Jour de la terre

JOUR DE LA TERRE

Le 22 avril, nous soulignons le jour de la Terre. Il faut se rappeler que le jour de la Terre, c’est à tous les jours. Notre planète a besoin de nous à chaque moment, et le principe de ces journées, c’est de nous sensibiliser à une cause pour que nous changions nos habitudes.

Dans le contexte actuel de la pandémie, nous sommes forcés de modifier un comportement. En effet, à l’exception de quelques produits, nous devons « CONSOMMER LOCAL ». Or cela se fait sur toute la planète, entraînant une diminution de la pollution, et ainsi de l’empreinte écologique de l’être humain. Alors que les nouvelles négatives reliées à cette pandémie se multiplient, ce changement de comportement amène un aspect positif majeur au malheur qui semble s’acharner sur nous.

Depuis plusieurs années, des environnementalistes prônent ce changement, et voilà qu’un virus microscopique a entraîné en quelques semaines, voire même quelques jours, ce changement sur toute la surface de la planète. Alors après la pandémie, allons-nous réussir à conserver ce nouveau comportement ?

Adopter cette nouvelle habitude est une manière de prendre soin de la Création. Et prendre soin de la Création, c’est prendre soin de la Vie !

Le contexte de pandémie est historique. Retenons au moins un élément positif et faisons ainsi de chaque jour un jour de la Terre !

Guylaine Gagnon

Capable du meilleur et du pire

Capable du meilleur et du pire

Cette semaine, j’ai eu une baisse d’énergie. Je le sais que dans chaque humain, il y a « un côté sombre et un côté givré » que l’humain est capable du meilleur et du pire mais j’ai parfois tendance à l’oublier. C’est souvent en période de crise que ces attitudes humaines diamétralement opposées s’éveille. Je me suis demandée comment se fait-il qu’en pleine crise humanitaire le gouvernement Legault devait négocier ou promette des hausses de salaires pour s’assurer la collaboration des personnes œuvrant dans les services essentiels ? J’avais l’impression de nager en plein marchandage économique de « l’offre et la demande ». Je m’explique : il y avait pénurie de main d’œuvre dans le milieu de la santé avant la pandémie, cette pénurie est encore plus apparente au sein même de la crise sanitaire. Pour inciter les gens à apporter leur aide, le premier ministre s’est engagé à ajuster des salaires, de part et d’autre.

Comprenez-moi bien, je ne suis pas contre les augmentations de salaire, je pense par contre que ce n’est pas le temps en pleine pandémie de négocier des salaires pour les raisons suivantes : 1. L’urgence première est d’aider le monde lorsqu’il y a un feu, l’objectif premier est de l’éteindre. 2. Les négociations dans un contexte de crise se font rapidement et nous empêchent de prévoir les effets collatéraux des décisions que nous prenons. 3. Les effets collatéraux fonds boules de neige et tous veulent leur part du gâteau, dans le cas qui nous préoccupe ce sont les salaires.

Entre vous et moi, même si on offrait de payer un prix exorbitant pour stimuler les personnes à travailler, comme par exemple dans un CHSLD, cela ne les protégerait pas de la possibilité de contracter le COVID-19 ou d’une mort imminente. L’argent ne règle pas tout.

Autre chose, comment se fait-il que certains types de travail en temps normal soit moins valorisés et qu’au cours d’une pandémie ces derniers deviennent si importants ? Prenons par exemple le travail d’une personne préposée aux bénéficiaires, des responsables de l’entretien ménager, des commis dans les dépanneurs, pour ne nommer que ces exemples. C’est ici qu’entre en ligne de compte le principe de l’offre et de la demande. La rareté se paie et c’est un peu ça qui me désespère. J’ai l’impression que nous utilisons le drame humain, le chaos social pour tirer profits de la situation. Je me répète, je ne suis pas contre les augmentations de salaire et je considère que toutes les professions et tous les secteurs d’emplois devraient être justement traiter et rémunéré car il n’y a pas de sots métiers, par contre, il serait préférable que les négociations soient faites dans un contexte hors pandémique.

D’une part, je reconnais positivement la gestion de la crise fait par le gouvernement du Québec. Nous sommes témoins du travail de haut niveau fait par le premier ministre Legault, madame Danielle McCann, ministre da la Santé et des Services Sociaux ainsi que du directeur de la Santé Publique, docteur Horacio Arruda. D’autre part,  lorsque la pandémie sera derrière nous, j’espère que François Legault fera sienne la devise du Québec : Je me souviens.

Je souhaite que notre premier ministre se rappelle l’apport de l’ensemble des personnes à la société québécoise durant cette pandémie. L’argent ne règle pas tout mais les écarts disproportionnés entre certaines professions et dans plusieurs secteurs d’emplois est une atteinte à la dignité humaine. Toute personne qui travail devrait être capable de combler ses besoins de bases, ses besoins essentiels. J’espère que le gouvernement Legault se souviendra de cela lorsque ça sera le temps de passer aux tables de négociation, lorsque ça sera le temps d’augmenter le salaire minimum. Je souhaite également que certaines corporations et ordres professionnelles se penchent sur cette question : l’indécence de certaines rémunérations. Je peux très bien comprendre que certaines professions ou secteurs d’emplois soit plus rémunérés que d’autre mais cela ne doit pas, à mon sens, devenir indécent et c’est cette indécence-là qui porte atteinte à la dignité humaine dans notre société.

L’humain est capable du meilleur et du pire. Après ma baisse d’énergie et ma déception face à certaines situations sociales actuelles, je suis tombée sur des articles qui mon réconcilier avec l’humanité, car il y a vraiment du bon monde. Pour ceux et celles qui n’ont pas eu la chance de les lire vous pourrez les consulter en vous référant aux liens plus bas.

Bonne lecture !

Isabelle Béchard, pastorale sociale,

Paroisse Saint-Jean XXIII, paroisse La Résurrection.

 Cliquer sur les liens suivants :

https://lp.ca/aTGeYY

https://lp.ca/w3JXTh

 

 

 

 

 

 

NOUS SOMMES DES ÊTRES INTERDÉPENDANTS, ACCEPTONS-LE !

Samedi, 4 avril 2020

Nous sommes des êtres interdépendants. Acceptons-le !

Bien que ça soit une appellation désuète de nos jours, je suis issue d’une famille ouvrière. J’ai pris conscience tôt de la différence des classes sociales.  Toute ma vie j’ai vu, j’ai lu et été consciente de la réalité des familles ouvrières, des gens vivants des réalités économiques plus difficiles. Certains ont été marqués négativement par leur milieu de provenance, ce n’est pas mon cas. Ma mère me disait : « Il n’y a pas de sot métier, il n’y a que de sottes gens ». J’ai retenu ça d’elle.

Je ne sais pas pour vous, mais moi, je suis convaincue que nous sommes toutes et tous égaux devant Dieu. À contrepartie, lorsque nous vivons en société, celle-ci nous rappelle constamment que l’égalité ne fait pas partie de notre monde. Nous nous définissons souvent par nos emplois, notre salaire, nos études, nos acquis matériels. Certaines personnes sont nées au Nord, d’autres au Sud. On s’entend pour dire que l’égalité des chances n’est pas la même, ne serait-ce qu’au niveau de la longévité des personnes. Même au Québec, les personnes vivant dans les quartiers plus riches vivent plus longtemps que celles demeurant dans les quartiers appauvris.

Comme vous, je suis l’évolution de la pandémie actuelle. Plus le temps avance plus je suis témoin du respect qui semble s’établir concernant tous les quarts de métiers. Au début, le premier ministre félicitait les médecins, puis le personnel infirmier, puis les personnes préposées, les responsables de l’entretien ménagé dans les hôpitaux. De jour en jour, monsieur Legault remercie de nouvelles personnes provenant de tous les secteurs d’emplois. Nous nous rendons compte, entre autres, que finalement nous sommes bien heureux d’avoir des personnes pour nous accueillir aux caisses dans les épiceries, dans les pharmacies, puis de l’importance des personnes qui font le transport des aliments…

Le 1er avril, j’écoutais le témoignage d’une femme médecin qui était hospitalisée parce qu’elle avait le COVID-19. Voir cette femme en jaquette d’hôpital témoigner qu’elle-même devait suivre les règles et attendre le déroulement des événements nous ramène les deux pieds sur terre. Cette femme médecin était elle-même dans une situation inconnue. Une autre femme, quelques jours avant, chauffeuse de camion disait : « Aujourd’hui les camionneurs et camionneuses nous sommes des héros, demain quand tout cela sera fini, nous redeviendrons des zéros ». Sa réaction en disait gros sur la façon dont elle perçoit le regard des autres sur son métier.

Lorsque tout cela sera derrière nous, j’espère que nous nous rappellerons que nous étions tous et toutes dans le même bateau, que nous devions compter les uns sur les autres, que nous avions eu besoin les uns des autres.

Lorsque tout cela sera derrière nous, j’espère que nous nous rappellerons que nous sommes interdépendants les uns des autres, que cette expérience de pandémie aura touché tout le monde, dans le monde, et ce, sans égard à notre statut social et qu’il n’y a pas de sot métier.

Isabelle Béchard, pastorale sociale
Paroisse Saint-Jean XXIII, Saint-Hubert
Paroisse La Résurrection, Brossard

P.S. Je vous invite à le lire l’article en cliquant sur le lien suivant. Il m’a été référé par une amie. Bonne lecture !
https://www.tribunejuive.info/2020/03/30/bill-gates-lettre-ouverte-que-nous-apprend-reellement-le-virus-corona-covid-19/”>https://www.tribunejuive.info/2020/03/30/bill-gates-lettre-ouverte-que-nous-apprend-reellement-le-virus-corona-covid-19/?

La traversée du désert

Bonjour à tous et toutes,

Je ne suis pas trop « vidéos, Web, réseaux sociaux » mais je peux quand-même vous partager par écrit mes « humbles réflexions », vous en ferez bien ce que vous en voulez par la suite.
Depuis le début de la crise sanitaire actuelle, une image ne cesse de me revenir en tête, celle de la traversée du désert par Jésus. J’ai l’impression qu’individuellement et collectivement nous sommes en plein dedans, la traversée du désert.
Par contre, je ne crois pas que ce soit l’Esprit Saint ou Dieu qui nous envoie ce COVID-19. Individuellement et collectivement nos vies sont parsemées de petits déserts et parfois de gros déserts, ainsi va la vie.
Dans la réalité nous entendons souvent parler des désastres qui se passent ailleurs, entre autres, par les nouvelles télévisées, par les campagnes de Développement et Paix. Depuis quelques années, au Canada et au Québec nous avons connu les inondations, le verglas (pour ne nommer que ceux-là) et maintenant le COVID-19.
La traversée du désert que nous faisons en ce moment sera probablement longue. Elle ne durera pas 40 ans comme pour le peuple hébreux, dans la bible, mais elle a déjà dépassé les 40 jours faits par Jésus dans le désert. Quant aux tentations, elles sont déjà bien présentes. Pensons seulement à notre envie parfois de « sauter » par-dessus une ou deux consignes données par nos gouvernements.
Avant de poser un geste pour répondre à nos besoins individuels nous devrons évaluer l’impact social qu’il aura sur les autres, sur la société. Depuis quelques années le pape François nous parle de protéger notre maison commune, la terre, l’environnement bien entendu, mais cela comprend aussi les êtres humains.
L’expérience individuelle et sociale que nous vivons nous fait passer, et nous fera passer, malheureusement, par toutes sortes de deuils, des petits et des gros, mais nous aurons également droit, heureusement, à de petites et de grosses éclaircies.
Les contraintes individuelles et collectives sont bien présentes en ce moment, mais la situation actuelle est une belle occasion pour apprendre à voir et à faire les choses autrement. Nous vivons dans une société à haute vitesse, n’est-ce pas une belle occasion pour ralentir le pas ?
Quant à la foi, l’intériorité, les expériences spirituelles, elles peuvent aussi se vivent très bien dans le silence de nos foyers.
Il y a eu un « avant » COVID-19 et il y aura un « après » COVID-19, croyons-le ou non. La traversée du désert dans laquelle nous nous trouvons nous ramènera, sans aucun doute, aux choses essentielles, comme dans la bible elle ouvrira le chemin vers une « monde nouveau ». N’est-ce pas là, le propre des chrétiennes et des chrétiens, la foi et l’espérance ?

Allons courage, gardons la foi !

Isabelle Béchard, pastorale sociale,
Paroisse Saint-Jean XXIII,
Paroisse La Résurrection.

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